Fermer Articles & Documents

Fermer Traductions

Fermer Le cerveau

Calendrier
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
338 Abonnés
Nouvelles


Soins palliatifs en gériatrie - par PSP39 le 02/11/2011 @ 09:34

Soins palliatifs

Article publié dans Santé Log - Soin à domicile n° 21 le 15-07-2011
logoPDFdoc.png
Téléchargez

  Les soins palliatifs sont « des soins actifs délivrés dans une approche globale de la personne atteinte d'une maladie grave évolutive ou terminale ». Ils visent en particulier à soulager la douleur et les autres symptômes, à apaiser la souffrance psychique, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage. Ils s'inscrivent dans la continuité des soins curatifs et le devoir de non-abandon. En gériatrie dans une structure d'accueil de longue durée, leur concept est un peu différent. Les personnes âgées sont le plus souvent poly-pathologiques, et leur projet de soins vise à ajuster régulièrement les décisions thérapeutiques au plus près des besoins et de l'état de ces malades. Il est donc nécessaire de prendre en compte l'alternance de phases de récupération, de stabilisation et d'aggravation clinique.

 Il n'y a pas, de ce fait, d'opposition entre les soins curatifs et les soins palliatifs mais une complémentarité entre ces deux types de prise en charge qui sont associés dans une perspective de continuité des soins, avec des passages de l'une à l'autre :
Il est souvent difficile d'évaluer l'espérance de vie réelle d'un malade âgé. Les soins palliatifs sont présents dès le début de la maladie grave et prennent une place croissante dans la démarche globale de soins au fur et à mesure de l'évolution de la maladie, s'adaptant constamment à l'état du patient et de ses besoins. En gériatrie ces soins peuvent durer des années, et en particulier dans le cadre de la prise en charge de patients atteints de pathologie démentielle.
Les soins terminaux correspondent aux dernières semaines de la vie incluant la phase ultime des derniers jours, ils se prolongent après le décès du patient par une démarche d'accompagnement des proches.
Michèle Guinard

 

SOMMAIRE :

Spécificité des soins palliatifs en EHPAD
Les objectifs de soins
Les autres soins infirmiers
Les transmissions et l'organisation des soins
Quelques exemples de situations
Les derniers moments

Soins palliatifs en gériatrie (1/6)


Spécificité des soins palliatifs en EHPAD

Le rôle de l'infirmière en gériatrie est reconnu depuis les années 90, mais reste insuffisamment valorisé. Ses compétences spécifiques, font l'objet d'une formation pendant ses études. Ses missions, bien définies, comprennent celle de coordinatrice de soins.

L'infirmière en gériatrie est actuellement une professionnelle qualifiée. Sa compétence repose sur sa capacité à évaluer des symptômes et à dispenser leurs traitements sans altérer la qualité de vie au quotidien des personnes âgées. Pour y parvenir, l'infirmière aborde le soin dans une approche globale. Elle tient compte des dimensions biologiques, psychologiques, sociales et culturelles de la personne.

Elle doit veiller à la singularité de chacun et la respecter.

Les soins infirmiers en gérontologie sont des soins préventifs, curatifs et palliatifs. Ils sont aussi reliés aux notions de chronicité et de santé mentale. Ils sont constitués de soins de base et de soins spécialisés.

Les spécificités des soins palliatifs en EHPAD sont liées, d'une part à la personne âgée, résidente dans la structure de soin, à la maladie d'Alzheimer (pathologie de 70 % des résidents), aux relations avec les aidants dits naturels et d'autre part au projet de soin individualisé élaboré dès l'admission.

- Le contexte :

La personne ne réside plus à son domicile mais dans une structure collective qui est devenue son domicile. La maladie et l'âge l'ont isolée socialement. La dualité « EHPAD- lieu de fin de vie » doit être prise en compte dans la mesure où elle présente des facteurs positifs pour le mourant et une source d'angoisse pour les autres résidents. Cette dualité, qui donne du sens à la relation d'aide, entraîne aussi souvent une implication affective du soignant.

Les soignants accompagnent des personnes âgées qu'ils connaissent depuis longtemps.

Leur activité professionnelle a pour objectif de donner du « Sens » aux soins, mais elle comporte aussi un risque de « projection » et d'épuisement surtout si la charge de travail ne tient pas compte d'un temps relationnel suffisant en fin de vie. Leur compétence doit être double : gériatrique (ils sont formés en particulier à la prise en charge des patients atteints de la maladie d'Alzheimer) et palliative.

En unité de longue durée, la maladie d'Alzheimer est généralement la pathologie principale et cause de l'admission mais les autres maladies sont nombreuses. Il n'est pas rare que la personne âgée en fin de vie ait cinq ou six pathologies concomitantes. Nous sommes donc confrontés à une difficulté d'identification des symptômes qui rend les diagnostics plus difficiles et les prises en charge plus complexes. Les soins initialement et majoritairement psycho-gériatriques, deviennent progressivement de plus en plus palliatifs. La confrontation aux problèmes d'hydratation ou d'alimentation marque souvent leur début, puis les altérations corporelles dues à la grande dépendance (escarres, rétractions) sont souvent au premier plan.

Les spécificités des soins palliatifs en EHPAD sont également liées à l'entourage ou l'absence d'entourage.

L'isolement de la personne âgée (et de son aidant) est fréquent. Le résident peut être accompagné lors de l'admission par une aide soignante ou une assistante sociale, il est alors le seul survivant de sa famille ou en rupture totale avec elle. Lorsque le conjoint existe, ce dernier est épuisé, car est lui-même âgé ou malade, en perte d'autonomie, avec des handicaps physiques ou des altérations cognitives. Les enfants des résidents appartiennent à la génération sandwich et sont soutiens de leurs parents et de leurs propres enfants. Ces enfants peuvent être éloignés géographiquement ou peu disponibles car dans la situation d'avoir leurs deux parents en deux endroits différents ou en difficulté en même temps.

- Le projet de soins et la législation :

L'EHPAD signe une convention tripartite avec les tutelles et s'engage dans un processus de qualité, « Angélique », défini par un comité de pilotage avec une auto-évaluation et un objectif d'amélioration continue de la qualité des soins infirmiers. Un des objectifs de ce programme est de permettre de répondre aux besoins du mourant et de satisfaire les attentes de la famille. L'équipe doit créer pour chacun des résidents un projet de soins individualisé en privilégiant une relation soignant /soigné dont les principaux outils sont la confiance, l'écoute et la compréhension.

Le projet de soin est fondé sur la notion du « juste soin » décrite par le professeur Marc Verny, et défini comme une démarche raisonnée et pluridisciplinaire, afin de réaliser des soins « rentables » et « proportionnés » pour le résident, tout en veillant à l'absence d'acharnement diagnostique ou thérapeutique.

L'application de la législation dans ce projet doit être un objectif permanent, mais la désignation de la personne de confiance ou le suivi des directives anticipées n'est pas toujours réalisable. Le début de la maladie étant souvent antérieur à la loi, les personnes âgées, incapables de discernement le jour de l'admission, n'ont pas été en mesure auparavant d'établir des directives anticipées ou de nommer une personne de confiance.

La personne de confiance : Néanmoins quand celle ci peut être nommée ou a été nommée, sa mission de transmettre les souhaits de la personne âgée peut devenir un fardeau. Il est nécessaire de soutenir ce proche en l'aidant à reconnaître une situation de fin de vie, en lui exposant le risque de l'acharnement et du recours à des hospitalisations itératives, néfastes pour le malade âgé. Il faut l'« accompagner » tout au long de l'aggravation de la maladie, expliquer les symptômes et leur prise en charge.

Expliquer aussi que nous sommes là, qu'elle ne sera pas seule, que nous ne l'abandonnerons pas, qu'il est normal qu'elle soit épuisée et demande le relais de sa présence par un soignant ou un bénévole. Cette passation est souvent « naturelle » car il ne faut pas oublier que les soignants connaissent la personne depuis des années, et sont devenus des proches.


Soins palliatifs en gériatrie (2/6)

Les objectifs de soins

L'accompagnement

L'accompagnement débute dès l'arrivée de la personne âgée dans l'institution où l'infirmière joue un rôle important dans la collaboration et la coordination entre les différents acteurs de l'équipe. Elle est avec le médecin la personne autour de laquelle s'articule la dynamique résident - famille - équipe (aides-soignantes, aide-médico-psychologique, psychologues, kinésithérapeutes, bénévoles...)

Quand l'état général de la personne âgée commence à s'altérer, les soins restent dans la continuité de ceux commencés avant cette période. Il n'existe pas de transition brutale entre la prise en charge curative et palliative mais plutôt une adaptation progressive des soins à l'évolution de la maladie et à l'état de la personne âgée.

La décision de passer des « soins continus » aux « soins palliatifs » se fait toujours en équipe pluridisciplinaire.

Mais pour donner du sens quand ce n'est plus possible de guérir, il est indispensable de connaître la personne âgée et son parcours médical.

L'histoire de la maladie décrit généralement un lent déclin sur des années, émaillé de pertes successives.

La personne âgée arrivera à surmonter la crise de son arrivée en institution d'autant mieux que l'aidant ira mieux. Il faut donc accompagner l'aidant souvent très fatigué, démuni et qui culpabilise. Notre rôle consiste alors à identifier son mal être, à faire preuve de bienveillance pour l'aider à gérer ce qui peut parfois apparaître comme difficilement supportable.

L'arrivée du résident en institution est une crise pour lui et son proche.

Avec le médecin, le psychologue, le kinésithérapeute... l'infirmière doit retranscrire l'histoire de la personne âgée et de son aidant.

Puis lors d'une réunion pluridisciplinaire, sont identifiés ses besoins, mais aussi ses attentes, ses demandes, ses désirs, ses plaintes, ses volontés. Ce temps de concertation est essentiel car le même mot peut avoir un sens différent selon la personne qui le prononce ou l'entend, selon les mécanismes de défense de chacun. Ce temps permet d'établir un projet basé sur une relation d'accompagnement, tout en sachant qu'un désir exprimé à un moment donné peut changer. Pour pouvoir ajuster ce projet en permanence, il est important que chacun observe, écoute, dialogue à chaque fois que c'est possible avec la personne âgée, la famille. Mais ce type de projet ne peut être élaboré que s'il existe une culture gériatrique et palliative commune dans l'établissement. En effet, il est indispensable que chacun soit convaincu que même une personne âgée, atteinte de pathologie démentielle, reste longtemps capable de donner son avis. Pour y parvenir, il est indispensable de reconnaitre la personne sous les apparences de la détérioration mentale, d'expliquer plusieurs fois, de tenir compte de l'ambivalence. Sinon, le patient dément est souvent disqualifié : « De toute façon il ne comprend rien ! ».

L'infirmière doit également connaître ou deviner ce que la personne âgée sait sur sa maladie et doit évaluer en permanence les symptômes : La personne âgée souffre-t-elle ? Quels sont les symptômes présents ? Quelles sont les sources d'inconfort ? Est-elle angoissée ? Quel est le contexte psychoaffectif ? A-t-elle des questionnements d'ordre spirituel ou religieux ?

Le rôle de l'infirmière dans l'accompagnement psychologique de la personne âgée est majeur. Elle chemine avec lui dans ce dernier « mouvement d'existence ».

La personne âgée, acceptant « peut-être » plus facilement que l'adulte jeune l'idée de sa mort proche, parle généralement de sa mort en employant un langage symbolique : « J'ai fait ma vie, je n'ai plus d'attache... »

Elle a aussi des angoisses face à sa mort « c'est une nouvelle épreuve qui m'attend ! ». Il est donc important d'être à l'écoute de ses désirs et de lui apporter un apaisement en lui signifiant qu'elle est comprise, tout en conservant avec elle une relation « normale ». Il s'agit de ne pas oublier qu'elle est vivante jusqu'à son dernier souffle.

L'infirmière ne remplace pas la psychologue et doit savoir proposer au résident et à sa famille un accompagnement par ce professionnel.

Elle doit également savoir bénéficier d'un soutien psychologique pour elle-même et assister aux groupes de paroles.

La prise en charge de la douleur

L'infirmière en gériatrie, est confrontée quotidiennement aux manifestations douloureuses des personnes âgées lors des soins, de la toilette, des transferts...à leurs retentissements, aux interrogations des soignants sur les difficultés rencontrées.

La douleur est toujours subjective et personnelle. Elle est complexe car c'est une expérience désagréable où se mêlent quatre composantes indissociables (sensorielle, « émotionnelle, cognitive et comportementale).

Les infirmières sont responsables de l'évaluation de la douleur faite en partenariat avec les aides-soignantes et les familles (décret de compétence infirmier du 11 février 2002).

Cette évaluation est fondamentale pour adapter correctement les traitements antalgiques et doit être répétée autant que nécessaire. A noter que les morphiniques sont une exception dans les règles de prescription. Leur posologie n'est pas adaptée au poids, à l'âge mais à l'intensité de la douleur.

La douleur doit être recherchée chez la personne âgée.

Il faut l'aider à l'exprimer, à la quantifier et à lutter contre la fatalité. Ce n'est pas normal d'avoir mal. De plus, aucune étude n'a mis en évidence que la personne âgée ressent moins la douleur que le sujet jeune.

Les Aidants, 3,5 millions en France

- Ils sont 3,5 millions à consacrer leur temps et leur énergie à ceux qu'ils aiment. Si 70 % des aidants se sentent reconnus, la législation française n'appréhende pas encore la réalité de l'aide familiale en lui conférant un statut particulier.

- Pourtant la population française compte aujourd'hui près de 7 % d'aidants, intervenant de façon régulière et bénévole auprès de personnes de leur entourage malades, dépendantes, ou en situation de handicap. Ils sont donc 3,5 millions à accompagner un proche.

- Sur un plan juridique, la notion d'"aidant" est prévue par la loi "handicap" de 2005 : Une personne dépendante peut choisir un "aidant" qui, après formation, pourra accomplir des gestes liés à des soins prescrits par le médecin.

- En 2007, a été mis en place le congé de soutien familial, mais il est ni indemnisé ni rémunéré, il ouvre néanmoins des droits à la retraite et maintient la couverture maladie.

La procédure d'évaluation

Cette procédure a donc un postulat, toute personne qui dit « j'ai mal » a mal.

L'évaluation a 2 aspects, qualitatif et quantitatif.

1- L'évaluation qualitative a pour objectif de décrire comment est la douleur.

                 - Où ? Connaitre son siège et ses irradiations.

                 - Quand ? Connaître sa durée (douleur permanente ou discontinue), identifier des paroxysmes douloureux, des facteurs déclenchants ou calmants.

                 - De quel type ? Connaitre ses caractéristiques. Est-ce que cela pique, brûle ou est-ce comme un coup de poignard, une décharge électrique, une pesanteur... ?

Cette description est essentielle pour distinguer les douleurs neurogènes des douleurs par excès de nociception.

2- L'évaluation quantitative a pour objectif d'en connaître le degré.

               - La douleur peut être parlée (expression orale) ou exprimée (attitude mimique comportement)

               - La cinétique des scores (comparaison des scores calculés à des moments différents de l'évolution, pour un même malade) va permettre de suivre l'évolution de la douleur et d'évaluer si le traitement est efficace ou s'il doit être réadapté.

               - Il existe aujourd'hui de nombreux outils d'évaluation qui doivent être choisis en fonction de leur maitrise par l'équipe soignante, leur facilité à être réutilisés et d'autre part des capacités de communication de la personne âgée. Chez un patient non communicant, tout changement de comportement, spontané ou survenant pendant le soin, doit faire évoquer la possibilité d'un état douloureux et le faire rechercher.

Les échelles utilisées sont d'auto-évaluation

       - type EVS, échelle verbale simple, un peu, moyen, fort, insupportable.

       - type EVA, (échelle verbale analogique, entre une douleur nulle et une douleur maximale) et/ou d'hétéro-évaluation

       - type DOLOPLUS, ECPA, ALGOPLUS si la personne présente des troubles de la compréhension et/ou de la communication.

Ces dernières échelles sont fondées sur l'observation comportementale de la personne âgée.

 

Les traitements médicamenteux

Par mesure de sécurité, les antalgiques de pallier III sont facilement utilisés en cas d'échec du paracétamol.

Comme le malade plus jeune, la personne âgée peut bénéficier de tous les traitements antalgiques mais elle est plus sensible aux effets secondaires en raison des insuffisances fonctionnelles (telles que l'insuffisance rénale).

Les effets secondaires des morphiniques sont bien connus et faciles à maitriser. La titration est cependant indispensable et le médecin doit commencer par des doses faibles et augmenter la posologie jusqu'à atteindre le seuil d'efficacité. Lors du stade terminal, les morphiniques administrés en sous cutané avec une seringue électrique sont faciles à utiliser et cependant encore trop peu employés en EHPAD.

L'infirmière doit surveiller la prise du traitement et être vigilante à la survenue d'effets secondaires

(Constipation, nausées, vomissements...). Elle explique à la personne âgée la progressivité des améliorations et peut même fixer avec elle des objectifs. Cette démarche est très précieuse quand la personne âgée redoute l'usage de la morphine. Elle a la sensation de participer à la prescription. Par exemple, la molécule peut être prescrite en un premier temps au coucher, puis après avoir constaté son efficacité la personne âgée adhère en général à une prescription couvrant les 24 heures. L'infirmière programme également ses soins afin que la personne âgée puisse bénéficier d'une interdose de morphine avant, si la personne est « douloureuse ».

 

Les traitements non médicamenteux

Ils sont nombreux. Le rôle de l'infirmière est de mettre en place des thérapies pour améliorer le confort de la personne âgée. En fait, il s'agit d'anticiper la douleur, en particulier lors des soins et d'utiliser des petits moyens pour prévenir les douleurs induites (Positionnement). Il s'agit aussi d'être en permanence à l'écoute, d'être dans une relation d'aide, d'être là tout simplement. Cette attitude qui sert de cadre et de contenant à la personne âgée, atténue son anxiété et diminue sa douleur.

Les thérapies sont nombreuses et comportent les approches comportementales (évoquer des sujets que la personne aime), les massages, mais aussi la musicothérapie ou à défaut la musique. Leur utilisation nécessite une bonne connaissance du résident et de ses souhaits.

Une bonne prise en charge de la douleur avec un traitement approprié est la priorité en soins palliatifs et permet à la personne âgée en fin de vie de recouvrer le sommeil, l'autonomie, un plaisir de vivre.

Le risque encouru par la survenue de nouvelles escarres est aussi important que celui encouru par l'acharnement thérapeutique.

Les plaies et les escarres

La personne âgée en fin de vie présente des manifestations cutanées liées à sa vulnérabilité. Nous ne citerons que le prurit sénile et les escarres.

Le prurit sénile est insidieux et lié à divers facteurs comme l'anxiété, la sécheresse cutanée, l'intolérance à certains produits d'hygiène ou aux matières synthétiques des vêtements. Ce prurit est bénin mais source d'inconfort. Le rôle de l'infirmière est primordial.

L'infirmière doit inciter les familles à fournir des savons surgras et des vêtements en coton, elle doit veiller à l'application régulière des crèmes hydratantes lors des soins d'hygiène.

L'escarre est liée à une dégradation globale de la personne âgée. Leur anticipation débute dès l'admission, par l'évaluation de l'état nutritionnel de la personne (poids, IMC, albuminémie, mesure des ingestas), l'évaluation du risque d'escarre avec l'échelle de BRADEN ou L'échelle de NORTON. Les soins consistent en l'amélioration du statut nutritionnel, la mise en place de matelas anti-escarre, de classe appropriée au risque, et de coussins de positionnement adaptés. L'infirmière veillera particulièrement au suivi des changements des points d'appui.

Lorsqu'elle est constituée le traitement de l'escarre comprend la réduction des facteurs de risques ci-dessus nommés et l'utilisation de pansements adaptés au stade et surtout au pronostic vital de la personne.

Pour le bien-être de la personne âgée, le risque encouru par la survenue de nouvelles escarres est aussi important que celui encouru par l'acharnement thérapeutique.

Il faut savoir arrêter la détersion, limiter le changement de pansement pour surtout lutter contre la douleur et les mauvaises odeurs.

La dyspnée

Seule la personne peut apprécier son ressenti de la dyspnée.

Mais l'évaluation du retentissement est basée sur la fréquence respiratoire, les signes indirects d'hypoxie et d'hypercapnie (cyanose des extrémités, sueurs, tirage intercostal, tachycardie), l'intensité de l'angoisse (le patient est souvent assis sur son lit, et réclame de l'air quand il peut parler), l'existence d'un encombrement ou d'un bronchospasme. Le degré de la dyspnée est évalué selon la fréquence respiratoire (FR). Elle est légère à modérée quand la FR est supérieure à 20/mn et inférieure à 30/mn ; sévère quand la FR est supérieure à 30/mn.

L'objectif du traitement est de soulager la sensation pénible de l'essoufflement.

La polypnée est souvent majorée par l'anxiété et il convient de créer une atmosphère paisible... Le rôle de l'infirmière est de rester près du malade, de bien le positionner, de le rassurer, de l'écouter, d'aérer la pièce afin qu'il ait la sensation d'avoir de l'air sur le visage de masser les trapèzes pour favoriser la détente musculaire, de faire des soins de bouche. Elle propose ainsi des alternatives à l'oxygénothérapie, qui a une forte valeur symbolique mais aussi des effets indésirables entraînant des mycoses, une sécheresse buccale. Elle doit savoir limiter les gestes et les mobilisations inutiles et expliquer aux familles les traitements, mais aussi le fait qu'on ne peut pas empêcher de mal respirer, mais qu'on peut aider à ne pas ressentir la gène respiratoire.

Les nausées et les vomissements

La cause des nausées peut être iatrogène (effet direct des morphiniques) ou organique (fécalome, syndrome occlusif...). La formation et l'encadrement des soignants est donc indispensable pour que chacun sache repérer une fausse diarrhée et effectue surveillance des selles (feuille de traçabilité).

La règle est la prescription concomitantes de laxatifs osmotiques avec des morphiniques. En dehors des syndromes occlusifs, certaines nausées ou vomissements apparaissent lors de l'initiation du traitement et sont très alors sensibles aux anti-vomitifs usuels. Par contre quand ces symptômes paraissent irréductibles, l'haldol* est souvent la solution ou même le Zophren*.

La confusion

Devant toute confusion, il est essentiel de rechercher un facteur étiologique : un globe vésical, un fécalome, un évènement familial...

Mais la confusion est également majorée par l'angoisse ressentie par la personne âgée à l'approche de sa mort. Le rôle du soignant est donc de donner des repères à la personne âgée, d'éclairer sa chambre, de lui expliquer les bruits et les soins, de favoriser la communication avec ses proches. L'infirmière guide les proches souvent désemparés pour trouver les gestes et mots adéquats.

Les escarres en fin de vie

- Prévenir les lésions cutanées en hydratant la peau,

- Changement régulier de position (veiller au décubitus de 3/4 et non latéral),

- Eviter la macération liée à l'incontinence,

- Evaluation systématique des risques avec une échelle, Braden (indique l'état nutritionnel) et Norton, afin d'adopter une stratégie de soins,

- Adapter le choix du pansement au stade de l'escarre et au pronostic vital,

- Prévenir la douleur et la surinfection,

- Utiliser des protocoles de soins visant à atténuer les odeurs. (Pansement contenant du charbon, flagyl* sur la plaie, papier d'Arménie dans la chambre)


Soins palliatifs en gériatrie (3/6)


Les autres soins infirmiers

La toilette

La toilette est souvent douloureuse et nécessite une prémédication.

La toilette permet de conserver l'intégrité de la peau, de favoriser le confort physique et psychologique. Elle rend la vie quotidienne du malade plus agréable, l'aide à retrouver une sensation de bien-être dans un corps souffrant, amaigri, fatigué, mutilé... Elle lui permet d'entretenir une image corporelle satisfaisante qui l'aide à « cheminer dans son dernier mouvement d'existence ».

Chaque fois que c'est possible l'infirmière propose une douche.

Le contact de l'eau procure du plaisir et diminue les contractures et les douleurs. Grâce au confort procuré, le malade peut se « réconcilier » avec son corps en se le réappropriant. La toilette peut consister en une douche ou être effectuée « au lavabo » ou « au lit ».

Le choix du type de toilette est fonction de l'état du patient des symptômes qu'il présente (douleur, dyspnée...) et de ses désirs. Les gestes doivent être réfléchis, adaptés. Les soignants doivent avoir à disposition du matériel spécifique. (Chariot à douche, fauteuil douche, baignoire à hauteur variable.)

La toilette se fait toujours en binôme, infirmière et aide soignante et même en trinôme si on considère le patient comme partenaire de soins. Elle se fait avec une infinie douceur, les gestes sont amples, enveloppants. Il s'agit de ne pas bousculer la personne âgée, accepter et respecter son rythme afin de lui donner confiance et libérer les tensions. C'est oser le « corps à corps », le toucher, le massage. L'infirmière peut utiliser l'écoute active (silence, reformulation..) pour favoriser l'expression de la crainte, de l'anxiété. Elle peut aussi inviter le patient à respirer amplement et peut même calquer sa respiration sur la sienne. La toilette se termine par quelque chose d'agréable : Massage de détente du visage, des mains et des épaules, relaxation, eau de toilette. Elle dure entre 35 à 40 minutes.

La toilette peut être reportée sur la journée (pas forcément le matin, elle tient compte de l'état du patient et de la disponibilité des soignants). Elle est associée à d'autres soins pour éviter les interventions multiples.

L'installation au lit et au fauteuil est le prolongement de la toilette. Le soignant dispose les coussins de positionnement sous la tête, les coudes et les talons, entre les genoux, derrière le dos.

L'objectif est de prévenir les rétractions, d'améliorer le confort. L'ergothérapeute peut intervenir en proposant des aides physiques techniques afin de limiter la douleur occasionnée par les gestes quotidiens.

 

L'alimentation et l'hydratation

L'alimentation et l'hydratation des personnes âgées en fin de vie suscitent souvent des questionnements éthiques chez les soignants et l'entourage.

L'alimentation est adaptée aux symptômes, au stade, mais aussi aux goûts et « envies ». La collaboration de tous les agents est essentielle et en particulier celle des cuisiniers. Les objectifs nutritionnels sont variables et évoluent avec le temps. L'emploi de mixés ne rythme pas avec « toujours » et quand ils sont utilisés, ils doivent être variés, appétents et savoureux. En EHPAD, l'alimentation est enrichie en protéines et ceci ne se limite pas aux yaourts ou autres produits laitiers, qui doivent être à la disposition des soignants à tous les repas, mais correspond à une volonté diététique constante. Les cuisiniers ont pour objectif l'enrichissement protéique de leurs plats et savent conjuguer plaisir et nutrition. Certains fabriquent même des gâteaux hyperprotéiques appréciés de tous.

La personne doit être en position assise, dos droit, tête et épaules légèrement en avant.

Les troubles de la déglutition sont habituels et les soignants apprennent à en repérer les symptômes.

Gêne pour avaler, fuites alimentaires par la bouche, reflux des aliments ou des liquides par le nez, blocages alimentaires, fausses routes, toux ou modification de la voix au cours des repas.

Des gestes simples permettent de les prévenir ou le diminuer. Il faut privilégier un cadre calme et plaisant et éviter les distractions telles que la télévision. Avant le repas, le soignant vérifie que la bouche est hydratée et propre, s'assure que les prothèses dentaires sont en place. La personne doit être en position assise, dos droit, tête et épaules légèrement en avant. Les aliments doivent favorisés un réflexe de déglutition. Ils ne doivent pas être tièdes, mais chauds ou de préférence glacés (le chaud provoque plus facilement des brûlures). Leur texture doit être homogène et légèrement épaisse (de type compote fluide). Leurs saveurs ont du « goût », elles sont acides, sucrées, salées, épicées. Les boissons sont aussi de préférence glacées et également pétillantes. Des épaississants comme l'Epailis*, ou le Nutilis* peuvent être employés dans les boissons et potages. Les ustensiles utilisés et choisis pour éviter que la personne ne mette pas sa tête en arrière, sont une petite cuillère, un verre échancré ou à bord large, une paille coudée...

Pendant les repas, le soignant propose les aliments par petites bouchées avec une pause supérieure à 5 secondes entre 2.

Il se place en face de la personne âgée, présente la cuillère ou le verre bien en face, en évitant de toucher les dents du haut. En cas d'hémiplégie, il se place du côté paralysé pour induire la rotation de tête vers ce côté et présenter les aliments du côté sain. Il vérifie toujours que la bouchée est bien avalée en contrôlant régulièrement que la voix n'est pas modifiée quand la bouche est vide.

En fin de repas, il vérifie l'absence de résidu alimentaire dans la bouche, note les difficultés éventuellement rencontrées et évalue la quantité d'ingestas.

Si la personne est en phase terminale, les soignants connaissent les goûts et habitudes de la personne âgée. Ils parlent « d'alimentation plaisir ». Si le patient peut s'exprimer, les soignants donnent au malade ce dont il a envie. Ils essayent d'identifier ses désirs. Les repas sont fractionnés.

Le refus alimentaire est rarement total et quelques cuillères de glaces ou de crèmes au chocolat sont parfois très appréciées et constituent les seuls apports nutritionnels.

L'hydratation orale peut être insuffisante en phase palliative et rendre nécessaire des perfusions sous cutanées pendant des mois. En phase terminale, les soignants et les proches se questionnent beaucoup sur la sensation de soif et de faim de la personne âgée. Mais il est désormais admis que cette sensation n'existe plus en phase agonique à condition que les soins bucco-dentaires soient effectués régulièrement. Il a également était démontré que l'absence totale d'apports alimentaires et hydriques évitent de nombreux désagréments (rétention urinaire, œdèmes, en encombrement bronchique..) et engendrent des secrétions d'opioïdes endogènes précieux pour lutter contre les symptômes de l'agonie (douleur et dyspnée).

 

A ne pas négliger :

  - Les soins du nez, car la respiration est souvent laborieuse et source d'inconfort,

   - Les soins de bouche qui permettent de prévenir les complications (infection, ulcération...), d'hydrater, de diminuer les douleurs et les odeurs. Avoir une bouche propre favorise la communication avec les soignants et les proches.

   - L'habillage : Il doit être personnalisé et confortable. Le choix vestimentaire est important, il signe la personnalité et la personne âgée qui se sent alors valorisée.

   - Les soins esthétiques apportent une détente physique et ramènent le malade à des souvenirs heureux.

 

En cas de refus alimentaire total

Lorsque la personne âgée n'est pas encore au stade terminal et que le refus alimentaire est « total »,

- il est nécessaire d'instaurer une démarche interdisciplinaire et éthique.

- Les différentes causes possibles sont recherchées et analysées, traités (mycose digestive, syndrome occlusif...).

- En cas de suspicion de pathologie psychiatrique des traitements d'épreuve (antidépresseurs..) peuvent être éventuellement instaurés.

- Mais il faut savoir aussi comprendre le refus et accompagner la personne dans ce dernier mouvement d'existence. En effet, respecter le refus ne signifie pas ne rien faire mais implique d'être vigilant aux soins de confort et de veiller à un soutien psychologique constant de la personne âgée mais aussi de ses proches, des bénévoles et des soignants.

 

Soins palliatifs en gériatrie (4/6)


Les transmissions et l'organisation des soins

Les personnes âgées non communicantes sont celles qui présentent le plus de risques de ne pas être soulagées. La coopération interdisciplinaire est aussi importante que les outils validés utilisés. La transmission des informations est nécessaire pour le choix des traitements et pour l'ajustement des soins. Les transmissions sont techniques (fréquence respiratoire, état cutané, administration des antalgiques...) mais aussi plus générales abordant les croyances, les peurs, l'appréhension des soins et les questionnements de la personne âgée face à la maladie et la mort.

L'organisation des soins a beaucoup d'importance et a pour objectif de mieux répondre aux besoins et désirs du résident tout en tenant compte des projets de soins des autres personnes âgées et des « possibilités » de chacun des soignants. Il se peut, en effet, que pour des raisons multiples un soignant ne puisse effectuer un soin, mais dans ce cas il doit le signaler afin qu'un de ses collègues puisse le remplacer.

Cette organisation doit être » souple ».

Par exemple, en cas de douleur, il est judicieux de différer les soins, de les regrouper, ou parfois au contraire de les fractionner afin de laisser la personne âgée se reposer entre deux gestes.

En EHPAD, l'accompagnement en soins palliatifs d'une personne âgée, nécessite une formation et surtout une culture institutionnelle. Chacun doit être convaincu « qu'il faut agir quand il n'y a plus rien à faire ».

Soins palliatifs en gériatrie (5/6)


Quelques exemples de situations

Instaurer une relation d'aide

- L'écoute. La priorité pour une infirmière est de répondre aux demandes des patients et à leur besoin de relation. Ainsi, lorsqu'un patient traverse une crise d'angoisse, qu'il éprouve le besoin de parler de sa situation, le soignant considère cela comme prioritaire et se rend disponible. Comme par exemple, Monsieur C qui présente des ulcères et nécessite quotidiennement 2h de pansement. Ce matin, j'entre dans la chambre, je trouve Monsieur C en larmes suite à un appel téléphonique douloureux.

Je diffère le soin pour me consacrer au besoin du moment.

Accompagner le malade, c'est être auprès de lui quand il le désire. La souffrance morale à besoin de se dire, de s'exprimer, d'être entendue afin que la personne ne soit pas submergée par l'angoisse et qu'elle puisse investir l'espoir, rester vivante malgré la mort qui se profile.

- La présence et le silence. Un matin Madame G a souhaité faire quelques pas. Nous avons essayé avec le kinésithérapeute de la verticaliser sans succès, trop affaiblie elle ne pouvait tenir debout... ! Je suis retournée la voir un peu plus tard dans l'après midi. Je gardais le souvenir amer de l'échec du matin mais elle était calme et détendue, presque sereine comme si elle avait intégré et admis le fait que désormais elle ne pouvait plus marcher ! Je me sentais désarmée. Madame G a dû percevoir mon désarroi et comme si elle désirait me réconcilier avec moi-même. Elle m'a demandée de lui faire un massage. Ce que j'ai fait avec beaucoup de douceur et de tendresse en me gardant bien de réveiller ses douleurs. Puis, je suis restée un long moment auprès d'elle. Elle me tenait la main, les yeux fermés. Nous étions silencieuses.

Lorsqu'elle a lâché ma main, elle m'a juste dit « merci ».

A cet instant, la notion de présence prend tout son sens et possède une valeur thérapeutique.

Il faut favoriser la communication et la relation d'aide qu'ils peuvent avoir avec leur proche.

 

Comprendre les familles

- Les membres de l'entourage ont souvent le besoin de faire le bilan de leur vie commune avec leur proche qui va mourir.

Il faut oser leur demander de quoi ils ont besoin et envie pour le patient ou pour eux-mêmes et respecter leur décision s'ils n'ont besoin de rien. Il faut leurs permettre de participer aux soins, les impliquer (soins de bouche, toilette...) ; faire des choses ensemble. Il faut favoriser la communication et la relation d'aide qu'ils peuvent avoir avec leur proche.

- Connaître les différentes peurs que rencontrent les familles :

         * Peur de voir souffrir, de la souffrance surtout lorsque leur parent ne peut exprimer la douleur.

         * Peur de la sensation de soif ou de faim chez les personnes ne pouvant plus s'alimenter.

         * Peur de la déchéance

         * Peur de l'abandon des soins

         * Peur du déroulement des événements, de la mort, et de l'après (inconnu)

         * Peur de leur propre finitude

- Veiller aux bonnes relations entre la famille et l'équipe :

Le rapport de la famille avec l'équipe n'est pas toujours très facile. La proximité des soignants peut être vécue comme intrusive et séparative. Elle peut déclencher de la colère, d'où l'importance de rassurer le proche sur le fait que l'on ne remplace pas la famille, de le réconforter en se montrant disponible.

L'important est de faire émerger l'idée de coopération, de complémentarité autour du malade.

 

Soins palliatifs en gériatrie (6/6)


Les derniers moments

 On parle de phase terminale dans l'évolution naturelle d'une maladie quand le décès est imminent et inévitable. La survie se compte en termes de quelques semaines, quelques jours, quelques heures. Il est difficile de prévoir, d'annoncer la date d'un décès. Néanmoins, cette phase évolue vers une aggravation la plupart du temps irréversible.

 La personne âgée démente décède le plus souvent de pneumopathie de déglutition, d'infarctus du myocarde ou d'un accident vasculaire.

 C'est une bascule dans l'évolution de la maladie, annoncée par la défaillance d'une ou de plusieurs principales fonctions vitales (le cœur, le poumon, le cerveau). Parfois cette phase est provoquée par un épisode aigu (exemple : occlusion intestinale, infection...). La personne âgée démente décède le plus souvent de pneumopathie de déglutition, d'infarctus du myocarde ou d'un accident vasculaire.

Les soins terminaux

Lors des soins terminaux le malade est considéré comme un être vivant et sa mort comme un processus normal. Ces soins ne hâtent ni ne retardent le décès. L'imminence du décès doit être dite par le médecin à l'ensemble des intervenants, la famille, l'équipe soignante, les bénévoles.

Le rôle de l'infirmière durant les dernières heures de vie du patient, est de veiller au confort du malade, de soulager les symptômes (douleurs, dyspnée, encombrement...). Il est important qu'elle adapte les soins selon l'état du malade, l'informe de ses actes avant et pendant le soin. Il est parfois nécessaire qu'elle sursoit à un soin pénible ou l'interrompt. Dans les dernières heures de vie, le patient est le plus souvent inconscient et l'infirmière doit déceler tout signe d'inconfort (crispation du visage, gémissement...) et y remédier.

- Un encombrement proximal est souvent présent lors des dernières heures de vie. Il est lié à une stase trachéale due à l'abolition du réflexe de déglutition. L'infirmière doit veiller au bon positionnement du malade : Plan du lit à plat ; position en décubitus dorsal ou de trois-quarts qui permet de drainer les sécrétions, évite l'accumulation de celles-ci dans les bases pulmonaires. (les aspirations sont à éviter lors des dernières heures de la vie et ne sont d'ailleurs pas nécessaires quand la personne n'a plus d'apport hydrique selon les recommandations de la phase terminale).

- Les soins de bouche doivent être fréquents, mais attention en fin de vie, l'humidification par brumisation est à proscrire car elle peut provoquer une stase pharyngée puis un encombrement.

- Les soignants doivent procéder à des mobilisations douces, mesurées. Dans les dernières heures, l'infirmière doit plutôt accomplir des massages doux par glissements des mains sous les points d'appuis sans déplacer, ni retourner la personne.

- Les soins des yeux : Le réflexe de clignement régulier des yeux disparaît. Ce qui impose une instillation régulière de sérum physiologique et un petit massage de la paupière. Pour les malades gardant les yeux mi-clos, l'utilisation d'un gel ophtalmique protège la cornée et peut aider à fermer les yeux de la personne lors du décès.

- L'aide aux familles : Le travail de deuil s'élabore plus facilement si les familles ont été régulièrement informées du déroulement de la maladie. Lorsque la famille s'interroge sur les derniers moments de la vie, il est important que le médecin et l'infirmière donnent des informations les plus exactes possibles, leur expliquent ce que l'on fait, pourquoi on le fait ou pourquoi on ne le fait pas. (Par exemple lors de l'arrêt de l'alimentation ou des perfusions.) Ils expliquent aux proches que le processus de mort commence par la disparition des perceptions (phase agonique. Les premiers signes de décérébration signent en effet, la mort corticale irréversible et indiquent la disparition des sensations, donc de la douleur.

Et le message est que le passage de la vie à la mort n'est pas douloureux et qu'il s'agit d'un processus naturel.

L'équipe soignante prévient les proches de l'aggravation de l'état du malade et du décès de celui-ci. (Décret n° 74-27 du 14 janvier 1974 - Art. 68).

Si la famille ne désire pas être présente lors des derniers instants, l'infirmière doit déculpabiliser la personne qui ne se sent pas capable de rester prés du mourant et proposer une présence à celle qui hésite. Elle veille à ce que l'ambiance de la chambre soit paisible. La visite fréquente des soignants ou le fait de laisser la porte de la chambre entre-ouverte peut rassurer.

 

Le décès

Avant le décès de la personne l'équipe soignante sollicite la famille pour connaître, les souhaits de la personne décédée, (si elle les a exprimés), ou les leurs. Le soignant mentionne dans les transmissions la personne à prévenir, le choix des vêtements, la religion, les rites... Avant la toilette mortuaire, le constat du décès doit être fait par le médecin. Il doit aussi rédiger le certificat de décès qui sera transmis par voie administrative au bureau d'état civil de la mairie du lieu du décès. L'inventaire est fait quelques jours après le décès par le régisseur de l'EHPAD et un soignant.

La toilette mortuaire : La toilette mortuaire est le soin ultime au patient. Elle termine son accompagnement et permet aux soignants de rendre un dernier hommage à la personne dont ils ont pris soin tout au long de la maladie. Si besoin le médecin enlèvera le pacemaker. La toilette se fait en binôme avec l'aide soignante. Souvent le premier geste est de fermer les yeux. L'infirmière (ou l'aide soignante) pose des cotons humides sur les paupières durant le soin ce qui facilitera le maintien des yeux clos. Si besoin elle effectuera une aspiration des sécrétions bronchiques et gastrique.

L'infirmière refera tous les pansements souillés.

Les prothèses dentaires propres sont remises dans la bouche afin de conserver au visage son aspect habituel. Une alèse roulée sous le menton maintiendra la bouche fermée. La bande entourant la tête est à proscrire car elle laisse des empreintes difficiles à disparaître. (Souvent en EHPAD, nous n'avons pas de kit décès). Si besoin, la personne est rasée, ses ongles sont brossés, propres. Le bracelet d'identification est posé à la cheville afin d'éviter une vision choquante pour l'entourage.

Pour habiller le défunt les soignants superposent les vêtements afin de permettre une seule manœuvre.

 

La personne est installée sur un drap posé sur le lit, la tête posée sur un oreiller (la tête légèrement surélevée pour éviter l'hyper flexion du cou), visage et tronc découvert. Le corps sera enveloppé au dernier moment avant de descendre dans la chambre mortuaire. Peu de personnes âgées reçoivent des soins de conservation en EHPAD publique à Paris.

Aucun bijou ne doit rester sur le corps de la personne sauf s'il s'agit du choix du défunt (directives anticipées) ou de la famille. L'infirmière doit le signaler dans le dossier de soins. Les autres bijoux sont déposés dans le coffre de l'institution dans le bureau du régisseur.

Puis la chambre est rangée, débarrassée du matériel médical. Seuls les photos, les objets personnels et les fleurs sont gardés jusqu'au départ du corps.

Les portes et les fenêtres restent fermées car il existe un risque de pontes des mouches dans les cavités. Le chauffage est éteint et les rideaux ou les volets sont fermés si la famille le demande.

Le jour du décès, la psychologue ou l'infirmière accompagnée du médecin préviennent les résidents les plus proches du défunt.

La présentation du corps dans la chambre varie selon les cas. La loi exige un minimum de 2 heures et un maximum de 10 heures.

Nous pensons qu'il est important que la personne décédée soit vue non seulement par la famille mais aussi par les soignants ou les résidents, qui le souhaitent, afin de faciliter le travail de deuil.

Tout est mis en œuvre pour permettre à chacun de se recueillir dans l'intimité de la chambre.

Le soutien de la famille signifie, d'accepter d'être dans une position de témoin. Il s'agit de proposer des chaises, des boissons chaudes et notre présence si elle est acceptée.

Puis le corps sera descendu dans la chambre mortuaire.

Une affiche est mise en place dans chaque service pour informer les autres résidents du décès de la personne. Dans certaines institutions, le décès est signalé par une bougie. Le personnel et les résidents peuvent assister au lever du corps.

Il est important pour l'équipe soignante, de dire « au revoir » à la famille, c'est une façon de terminer la relation.

Michèle Guinard IDE EHPAD Julie Siegfried Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris, avec le concours du Dr Martine Soudani

 

Bibliographie :

V. BLANCHET Soins Palliatifs -Réflexions pratiques. 3e édition. Formation et développement PARIS.

On peut distinguer deux phases dans la phase terminale

- La phase pré-agonique provoquée par la défaillance d'une ou de plusieurs grandes fonctions. Les signes que l'on observe correspondent à la régulation neurovégétative qui a pour but le maintien de la vie cellulaire. Tout se passe pour obtenir le plus longtemps possible une oxygénation cérébrale, correcte. Cette phase peut-être parfois réversible et évolue alors vers une situation de phase palliative.

- La phase agonique moment même du mourir. Cette phase est irréversible et aboutit à la mort. Les premiers signes de décérébration apparaissent : coma aréactif, hypotonie, le réflexe cornéen est un des premiers à disparaître.


Plan National Maladies Rares - par PSP39 le 02/03/2011 @ 12:15

Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche et Nora Berra, secrétaire d’Etat chargée de la santé, ont présenté le 28 février le 2ème plan national maladies rares (PNMR) 2011-2014.

Annoncé par le président de la république, ce 2ème plan s’inscrit dans la continuité du plan national maladies rares 2005-2008. Il est le fruit d’une coopération interministérielle et des expertises croisées de l’ensemble des directions concernées.

Sa préparation a été coordonnée par la direction générale de l’offre de soins (DGOS), en coopération avec :

  • la direction générale pour la recherche et l’innovation (DGRI),
  • la direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS),
  • la direction générale de la santé (DGS),
  • la direction de la sécurité sociale (DSS),
  • la direction générale de la cohésion sociale (DGCS),
  • la délégation aux affaires européennes et internationales (DAEI).

Trois réunions avec les associations de patients ont par ailleurs permis de les associer étroitement à l’élaboration du plan. Les associations AFM, Alliance maladies rares, ELA, EURORDIS et Vaincre la mucoviscidose ont également été reçues au ministère de la santé en janvier 2011.

Doté de 180 millions d’Euros, le 2ème plan national maladies rares s’articule autour de 3 axes, 15 mesures, 47 actions, 4 focus.

Les 3 axes portent sur l’amélioration de la prise en charge du patient (8 mesures, 29 actions, 3 focus), le développement de la recherche sur les maladies rares (4 mesures, 9 actions, un focus) et l’amplification des coopérations européennes et internationales (3 mesures, 8 actions).

Un dispositif de suivi et d’évaluation du PNMR 2011-2014 est créé, structuré autour :

  • d’un comité de suivi et de prospective, présidé par la DGOS, auquel est confié le pilotage stratégique,
  • de 2 vice-présidents scientifiques, respectivement « recherche » et « santé », qui sont les garants de la coordination et de la cohérence des actions menées dans leurs domaines respectifs, d’un secrétaire général, chargé de la mise en œuvre du plan,
  • des agences régionales de santé (ARS).

Consulter :

Plan national maladies rares : Qualité de la prise en charge, Recherche, Europe : une ambition renouvelée - Axes, Mesures, Actions (PDF - 323.9 ko)
Plan national maladies rares : dispositif de suivi (PDF - 60.9 ko)
Plan national maladies rares : financement (PDF - 100.1 ko)

Projet RADICO (PDF - 137.8 ko)


NeuroSpin - par PSP39 le 12/12/2010 @ 08:28

<h2>Le cerveau à nu</h2> <p><p>Que peut-on voir du <a href="http://www.universcience-vod.fr//index.php/tag/cerveau.html" _fcksavedurl="http://www.universcience-vod.fr//index.php/tag/cerveau.html">cerveau</a> aujourd'hui ? Quelles sont les nouvelles possibilités de l'imagerie <a href="http://www.universcience-vod.fr//index.php/tag/cerebrale.html" _fcksavedurl="http://www.universcience-vod.fr//index.php/tag/cerebrale.html">cérébrale</a> ? Pour le savoir, nous nous sommes rendus au centre <a href="http://www.universcience-vod.fr//index.php/tag/neurospin.html" _fcksavedurl="http://www.universcience-vod.fr//index.php/tag/neurospin.html">neurospin</a> du <a href="http://www.universcience-vod.fr//index.php/tag/cea.html" _fcksavedurl="http://www.universcience-vod.fr//index.php/tag/cea.html">CEA</a> . Ici, l'anatomie du <a href="http://www.universcience-vod.fr//index.php/tag/cerveau.html" _fcksavedurl="http://www.universcience-vod.fr//index.php/tag/cerveau.html">cerveau</a> passe en trois dimensions et l'on sonde les plis du <a href="http://www.universcience-vod.fr//index.php/tag/cerveau.html" _fcksavedurl="http://www.universcience-vod.fr//index.php/tag/cerveau.html">cerveau</a> pour étudier leur rôle.</p></p>

Le Tideglusib (ZentylorTM) de Zeltia - par PSP 39 le 03/10/2010 @ 20:25

La FDA accorde la procédure d'évaluation accélérée au Tideglusib (ZentylorTM) destiné au traitement de la paralysie supranucléaire progressive

- La procédure d'évaluation accélérée vise à faciliter la mise au point et à accélérer l'étude d'un médicament destiné au traitement d'une maladie grave ou potentiellement mortelle, ainsi qu'à répondre à un besoin médical insatisfait.
- L'essai de phase II pour la paralysie supranucléaire progressive (PSP) a débuté en décembre 2009 et est actuellement en cours. 
- Belen Sopesen, PDG de Noscira, a déclaré : << La procédure d'évaluation accélérée est très positive pour l'entreprise et constitue une incitation à poursuivre les avancées dans le développement clinique du Tideglusib (ZentylorTM) contre la paralysie supranucléaire progressive. >>

MADRID, September 16, 2010 /PRNewswire/ --
Noscira, une filiale du Grupo Zeltia (ZEL.MC) spécialisée dans la recherche et la mise au point de médicaments pour soigner les maladies neurodégénératives, a annoncé que la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis avait accordé la procédure d'évaluation accélérée au Tideglusib (ZentylorTM), son médicament neuroprotecteur pour traiter la paralysie supranucléaire progressive (PSP), un trouble du cerveau dégénératif et mortel qui progresse rapidement. Un essai de phase II du Tideglusib (ZentylorTM) pour la PSP a débuté en décembre 2009 et est actuellement en cours.

La FDA accorde la procédure d'évaluation accélérée pour faciliter la mise au point et accélérer l'étude d'un médicament pour traiter une maladie grave ou potentiellement mortelle et pour répondre à un besoin médical insatisfait. La procédure d'évaluation accélérée permet aussi à l'entreprise de déposer des soumissions révisables, c'est-à-dire que différentes sections d'une demande de nouveau médicament peuvent être déposées et revues au fur et à mesure qu'elles sont complétées, plutôt que de devoir suivre le protocole normal, qui nécessite le dépôt d'une demande complète.

Belen Sopesen, PDG de Noscira, a déclaré : << La procédure d'évaluation accélérée est très positive pour l'entreprise et constitue une incitation à poursuivre les avancées dans le développement clinique du Tideglusib (ZentylorTM) contre la paralysie supranucléaire progressive, une maladie pour laquelle les patients n'ont aucun choix de traitement. >>

Le 11 novembre 2009, Noscira a annoncé que la FDA et l'UE avaient accordé au Tideglusib (ZentylorTM) le statut de médicament orphelin dans le traitement de la PSP. Le Tideglusib (ZentylorTM) est le seul inhibiteur de GSK-3 en développement clinique pour la PSP.

À propos de Zeltia

Zeltia S.A. est une société biopharmaceutique de premier plan au niveau mondial, spécialisée dans la mise au point de médicaments d'origine marine qui seront utilisés en oncologie et contre les maladies du système nerveux central. Les principales sociétés du groupe Zeltia sont : PharmaMar, la plus importante société de biotechnologie au monde dans les avancées sur les soins contre le cancer grâce à la découverte et au développement de médicaments d'origine marine novateurs; Noscira, une entreprise biotechnique qui se concentre sur la découverte et le développement de nouveaux médicaments contre la maladie d'Alzheimer et les autres maladies neurodégénératives du système nerveux central; Genomica, la plus importante société de diagnostics moléculaires d'Espagne; Sylentis, une entreprise spécialisée dans la recherche d'applications thérapeutiques du silençage génique (ARNi); et une division des produits chimiques comprenant Zelnova et Xylazel, deux entreprises à la rentabilité élevée qui sont des leaders dans leurs segments de marché respectifs.

À propos de Noscira

Basée à Madrid, en Espagne, Noscira est une société biopharmaceutique qui recherche et met au point des médicaments novateurs pour le traitement et la prévention des maladies du système nerveux. Depuis sa création, l'entreprise s'est spécialisée dans la maladie d'Alzheimer. La stratégie de recherche de Noscira repose sur une plateforme de tri primaire unique et hautement spécialisée pour les échantillons marins et sur une concentration soutenue sur l'optimisation des produits chimiques. La société possède deux composés cliniques (NP-12 et NP-61) qui sont bien positionnés dans le pipeline pour traiter la maladie d'Alzheimer. Elle détient aussi un solide portefeuille de produits en phases précliniques. Noscira est une filiale du groupe Zeltia (Bourse de Madrid : ZEL.MC; Bloomberg : ZEL SM; Reuters : ZEL.MC), la plus importante société de biotechnologie et de produits chimiques d'Espagne.

À propos du Tideglusib (NP-12)

Une surexpression du GSK-3 mène à une hyperphosphorylation de la protéine tau, une anomalie qui se manifeste dans un certain nombre de maladies neurodégénératives connues sous le nom de tauopathies, parmi lesquelles on retrouve la maladie d'Alzheimer, la paralysie supranucléaire progressive (PSP) et la maladie de Pick. Le NP-12 est un inhibiteur de GSK-3 avec une biodisponibilité orale et un important potentiel thérapeutique en tant que traitement modifiant le cours de la maladie d'Alzheimer.

Le NP-12 est actuellement soumis à des essais cliniques de phase II pour la maladie d'Alzheimer dans l'UE. Le NP-12, le seul inhibiteur de GSK-3 en développement clinique pour la maladie d'Alzheimer, a démontré qu'il était capable d'agir sur l'ensemble des lésions histopathologiques associées à la maladie chez les candidats expérimentaux : il diminue la phosphorylation de la protéine tau et les pertes de neurones des cortex hippocampique et entorhinal, il améliore les problèmes de mémoire de l'espace et il réduit considérablement l'accumulation de plaques amyloïdes dans l'encéphale. Le NP-12 propose aussi une neuroprotection in vivo et a de puissants effets anti-inflammatoires chez une foule de modèles animaux.

À propos de la paralysie supranucléaire progressive

La PSP est une maladie neurodégénérative caractérisée par des troubles oculomoteurs, plus particulièrement des difficultés à bouger l'oeil verticalement, des chutes et des symptômes parkinsoniens.
On estime que la maladie touche entre 5 et 6,4 individus par tranche de 100 000 personnes.
Il n'existe toujours pas de traitement apte à ralentir ou à modifier la progression de la maladie.

Pour de plus amples renseignements, veuillez téléphoner à Zeltia au +34-91-444-4500.
Cette note est également disponible à la section << News >> (Nouvelles) des sites de Zeltia (
www.zeltia.com) et de Noscira (www.noscira.com).
Le Point - 16/09/2010 - 09:00                                                    logoPDFdoc.png           

Autre recherche aux USA : Davunetide
 


Le fondateur de Google contre Parkinson - par PSP 39 le 28/07/2010 @ 20:10

La bataille du fondateur de Google contre Parkinson
sergeybrin.jpg

Sergey Brin cherche un remède à la maladie de Parkinson, rapporte le magazine Wired. Celui qui a fondé Google –avec son ami Larry Page–, est porteur du gène LRRK2, qui en fait une personne à risque: alors que 1% des Américains en moyenne pourraient avoir la maladie de Parkinson, les risques atteignent 30 à 75% chez les porteurs du gène LRRK2.

La mère de Sergey Brin souffre de la maladie de Parkinson depuis 1999, mais il ne s'est rendu compte de ce que ceci voulait dire pour sa propre santé qu'en 2006, après un test ADN qui a révélé son gène LRRK2 (un gène que porte également sa mère). Brin s'est alors mis à consulter des experts à la fondation Michael J. Fox et à l'institut Parkinson, avant d'estimer contre-productif de garder son problème secret :
Je ne peux pas parler à 1.000 personnes en secret. Donc autant le dire à tout le monde. Cela me paraissait être des informations qui valaient d'être partagées et qui pourraient même être intéressantes.

Le fondateur de Google commence donc un blog en 2008, dont le premier billet s'appelle tout simplement LRRK2: «Tout le monde a ses défis, tout le monde à des choses à gérer. C'est mon défi. Pour moi, c'est juste une des choses qui pourraient m'arriver en vieillissant. Et le plus important, c'est que je peux agir».

Pour diminuer le risque, Sergey Brin fait de l'exercice, mange équilibré, ne fume pas... et a donné 50 millions de dollars à la recherche contre Parkinson. Prenant en compte toutes ces actions, il estime en être maintenant «seulement» à 10% de chances d'avoir la maladie de Parkinson. Rien d'étonnant à ce qu'un milliardaire finance une telle recherche? Pas tout à fait, estime Wired :

Ca parait tellement pragmatique, tellement évident, que l'on peut manquer un fait frappant: beaucoup de philanthropes ont financé la recherche de maladies qu'on leur avait diagnostiquées. Mais Brin est probablement le premier qui, à partir d'un test génétique, s'est mis à financer la recherche scientifique dans l'espoir d'échapper à une maladie avant même qu'elle se déclare.

Non seulement Sergey Brin finance cette recherche avant d'être affecté par la maladie, mais en plus il veut la Googliser: la recherche sur Parkinson s'appuie sur la méthode scientifique classique: hypothèse, analyse, évaluation par les pairs, publication. Mais Brin propose une autre approche, qui s'inspire des larges bases de données et algorithmes qui ont fait le succès de Google.
22 juillet 2010                                                                      Le gène LRRK2 logoPDFdoc.png


Le Nypta de Zeltia - par PSP 39 le 08/11/2009 @ 18:45

Les Etats-Unis et l’UE accorde à 'Nypta' (Zeltia) le statut de médicament orphelin dans un type de démence, la PSP.

L’agence du médicament américaine (FDA, pour son sigle en anglais) et la Commission européenne ont donné à Noscira société de biotechnologie Zeltia, la désignation de médicament orphelin à «Nypta» pour traiter un type de la neurodégénérescence, de la paralysie supranucléaire progressive (PSP), a déclaré aujourd'hui la compagnie pharmaceutique.

L'autorisation de commercialisation des médicaments orphelins désignés est la procédure centralisée, et au cas où vous obtenez alors l'autorisation de commercialisation est accordée de 10 ans d'exclusivité sur le marché dans toute l'Union européenne a désigné indication thérapeutique.

En Europe, la désignation du médicament donne parrainer certains avantages comme des exonérations fiscales dans l'application des avis scientifiques, l'approbation de commercialisation et d'autres procédures. Cette désignation permet également d'accéder à des conseils scientifiques spécifiques des experts dans les maladies orphelines EMEA.

En outre, plusieurs États membres prévoient des avantages fiscaux pour aider à fournir des systèmes rapidement sur le marché, le remboursement automatique par l'État ainsi que des installations permettant de définir le prix du produit.

Aux États-Unis désignés comme médicaments orphelins peuvent bénéficier directement des avantages à être trouvée dans le "Orphan Drug Act" et qui comprennent: des conseils de réglementation et des incitations pour le développement et l'adoption d'un médicament orphelin, y compris sept ans d'exclusivité de marché dans le cas d'obtenir une autorisation de commercialisation de dispense de frais d'inscription, les crédits d'impôt pour le développement clinique et de l'aide pour la recherche dans le traitement des maladies rares.
 «Nypta 'est un inhibiteur de GSK3, une voie thérapeutique innovante pour le traitement de maladies neurodégénératives comme la maladie d'Alzheimer (MA) ou la paralysie supranucléaire progressive (PSP). C'est aussi la seule GSK-3 inhibiteur dans le développement clinique et le seul composé capable d'agir sur toutes les lésions histopathologiques de la maladie.
Ce médicament a été administré à plus de 150 jeunes et personnes âgées volontaires sains au cours de 2006 à 2008 en trois phases, en double aveugle pour la phase I.
La première étude de phase II pour la maladie d'Alzheimer a été approuvé au dernier trimestre de 2008 et ont été traités 30 patients dont les résultats sont en cours d'analyse.
Noscira a prévu que la première phase II des essais cliniques pour la PSP pourrait commencer avant la fin de cette année.

Europa Press – MADRID - 03/11/2009                                           logoPDFdoc.png           

^ Haut ^